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Olivier Agricole, gérant et créateur de Eco Kay

Depuis quelques années, les éco-constructions se développent partout le monde. Le but construire ou rénover un bâtiment en lui permettant de respecter au mieux l’écologie à chaque étape de la construction et plus tard de son utilisation. Un concept mise en place appliqué ici par Olivier Agricole, créateur de Eco Kay qui estime qu’il faut aujourd’hui allier écologie et économie en commençant par notre lieu de vie.

Pouvez-vous nous présenter le concept Eco Kay ?

Nous proposons des constructions para cycloniques, para sismiques durables, avec une isolation thermique, des maisons autonome avec des panneaux solaires, éoliennes, led…. . Nous avons aussi une large gamme d’éco-équipement avec des revêtements en banane, des brumisateurs, des éco-piscines en gommes de caoutchouc venant de pneus recyclés de véhicules usagés…On travaille par exemple sur la phytoépuration ce sont les plantes qui vont filtrer les eaux usées, matières fécales de la maison. Tous nos produits ont un lien avec l’écologie, l’économie d’énergie et le fait d’avoir une maison plus respectueuse de l’environnement.

Nous travaillons avec plus de 50 partenaires locaux même si certains produits sont importés. Tous les voyants sont au vert pour faire des maisons écologiques et économiques, on a tout ce qu’il faut au niveau technique ce qui n’était pas le cas, il y a quelques années. Les prix ont diminué et les technologies évoluées.

On a déjà eu l’occasion d’en construire ici. On a une clientèle de jeune entre 30 et 40 ans qui souhaitent ce type de maison résistante. Nous travaillons avec des opérateurs sociaux qui font appel à nous vu que nous ne sommes pas chers, performants et écologiques. Le produit Eco Kay, c’est la maison idéal.

Vous avez pour objectif de construire des maisons résistantes à des vents de 400km/heures ?  

Oui, nous estimons,  que ce qui est important c’est de faire des constructions qui peuvent résister à des vents de plus de 400km/heures. On sait qu’on aura de gros ouragans qui vont se former de plus en plus étant donné que les océans chauffent. Selon les architectes à  400 km/heures beaucoup de maisons peuvent être endommagés. Nous avons donc développé avec ces derniers le concept de maison conteneurs qui ont la particularité d’être beaucoup plus résistante.

Lorsqu’une toiture s’en va, durant le phénomène vous êtes sur l’eau, tous vos biens sont abimés. L’avantage des conteneurs c’est que même si on a une charpente métallique ou autres, vous êtes à l’abris dans le conteneur qui devient une cellule de survie. Il est essentiel qu’on ait des poches de survie en Martinique.

En cas de survie, ces maisons résiste, car les fondations ne sont plus au sol, elles sont au sous-sol, elles descendent parfois à plus de 6 mètres.

Ces maisons cumulent pas mal d’avantages. De plus, ça permet de recycler les conteneurs qui sont en fin de vie pour le transport de marchandises, mais qui sont remis à jour, car décapé, sablé pour les remettre presqu’à neuf, avec un système d’isolation, ainsi que de micro pieux pour empêcher la rouille. Ce sont des maisons qui peuvent durer plus de 50 ans facilement.

On arrive aujourd’hui a un produit assez exceptionnelle, qu’on veut essayer de démocratiser le maximum possible. Nous allons travailler avec CTM pour étudier la possibilité qu’il y ait une prime pour ce mode de construction.

Quels sont les autres types de constructions que vous proposez  ?

Il y a les maisons écologiques sur l’eau. On a trois opérateurs qui nous proposent trois types de constructions opérationnelles en Martinique. Aujourd’hui, les trois projets que nous proposons d’habitats sur l’eau, on déjà des projets en cours pour 2018 en Martinique.  Il y a KayFlo qui est fait par un Martiniquais, Aqualodge qui a ses propres bateaux et un opérateur français qui développe en Martinique une mini-ville sur l’eau. Je suis passionné par ce type de concept, ce n’est pas une utopie c’est quelque chose qui peut se faire.

On a développé des constructions mobiles avec ce qu’on appelle de teen house qui permet d’être sur des terrains non autorisés car mobile. Il y a une clientèle pour du saisonnier.

Pour conclure…

Je pense qu’il faut vraiment même pour ceux qui ont déjà des maisons, d’avoir une cellule de survie en conteneur sur micro pieux chez soit en cas d’ouragans.

Kaylan Fagour

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