UN TRISTE RECORD

Avec 400 parties par million (ppm) dans l’atmosphère, on pensait jusqu’alors que le taux de dioxyde de carbone n’était pas aussi élevé que celui d’il y a 800 000 ans. Des recherches récentes ont démontré qu’on se trompait lourdement. En réalité, notre taux d’émission de CO2 n’a jamais été aussi haut depuis le Pliocène, il y a 3 millions d’années. À cette époque, les températures étaient plus hautes de 3 à 4 °C et le niveau des océans était plus haut de 15 mètres. 

Matteo Willeit, chercheur au Potsdam Institute for Climate Impact Research a déclaré qu’à cette époque “il n’y avait ni cycle glaciaire ni grosses calottes glaciaires dans l’hémisphère nord. Le CO2 était trop élevé et le climat trop chaud pour le permettre.” Une déclaration inquiétante qui rappelle qu’il est important d’agir pour la planète.  

L’ACCORD DE PARIS N’EST PAS RESPECTÉ

En 2015, l’accord de Paris voulait réduire le réchauffement à + 2°C, mais cela semble bien difficile. Certains chercheurs estiment qu’on ne pourra pas empêcher la température d’augmenter de +3°C. Il faudrait réduire notre taux de CO2 de 50 % en 10 ans. La France s’était engagée à baisser ses émissions de carbone mais elles sont reparties à la hausse en 2017.

L’absence des grands dirigeants du monde aux différents rassemblements pour le climat est aussi inquiétant. On voit bien un désintérêt grave vis-à-vis du changement climatique. 

LA PLANÈTE EST EN DANGER

Les signes ne peuvent pas être plus claires. La combustion des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz…) entraîne l’augmentation du niveau des mers, inondations, incendies meurtriers, sécheresse… ce qui met certains pays en grand danger. Nous sommes déjà sans défense face à des catastrophes de cette ampleur, alors que se passera-t-il face à des dangers causés par 2 °C supplémentaire. 2018 est l’année la plus chaude jamais enregistrée en France selon les scientifiques. La température moyenne de la surface du globe a augmenté d’1 °C.

Les conséquences d’un tel niveau de CO2 dans l’atmosphère ne sont pas immédiates mais à long terme les dégâts seront catastrophiques. D’ici 2100, le niveau des océans pourrait augmenter de 50 cm à 1 mètre. 

Le Guardian a décidé d’intégrer dans sa rubrique météo un rapport quotidien du taux d’émission de CO2 présent dans l’atmosphère. Une mesure inédite qui va permettre de rester attentif sur l’évolution du changement climatique.