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Régina Van Payerbruk et André Noel de les Soupirs d’Art

Depuis plusieurs années, l’association Les Soupirs d’art valorise l’art tout en ayant des pratiques écologiques. Echange avec Régina Van Payerbruk et André Noel.

Pouvez-vous nous présenter l’association Les Soupirs d’Art ?

L’association a pour objectif de favoriser, développer et promouvoir l’art à travers la sculpture, la peinture, le dessin et toutes expressions pouvant concourir à la découverte des talents en herbes, d’artistes inconnus et à leur rayonnement dans la sphère Caribéenne et Européenne. Parmi nos membres, vous pouvez retrouver des étudiants, des enseignants, des chefs d’entreprises, des peintres, des sculpteurs… Des personnes provenant de différents milieux, mais qui se voient unis par un élément commun, l’Art. Notre association est avant tout un lieu d’échange, c’est enrichissant pour tout le monde.

Quels types d’actions menez-vous ?

Nous gérons une galerie à Schœlcher. Elle a la spécificité de produire des réalisations d’ « inspirations amérindiennes ». Nous y proposons des productions à base d’argile, de céramique, bambou, calebasse, bois flotté.

Nous faisons par exemple des carrions, au début c’était pour le musée des volcans, ce sont des objets décoratifs et écologiques. Un produit 100% naturel et Martiniquais ce qui change des nombreux objets qui viennent de l’extérieur.

Nous organisons aussi fréquemment des ateliers autour de la vannerie, la peinture, la calebasse, le tissage et la peinture sur soie.

Où récupérez-vous les matériaux ?

Nous récupérons beaucoup de matériaux au Prêcheur, les lahars sont une belle opportunité. La plage est remplie de bois flotté, on peut faire des choses magnifiques avec il faut y aller, les ramasser, les traiter, mais c’est merveilleux. On peut faire des lampes, des supports, des sculptures par exemple. Nous pouvons vraiment faire de belles réalisations avec tout ce que nous offre la nature.

Et pour l’argile ?

Nous pensons qu’il ne faut pas extraire de l’argile de Martinique pour des raisons écologiques. Au Trois-Ilets à la poterie, nous avons constaté qu’il y a des trous énormes et l’eau de la mer rentre. Nous préférons ne pas l’utiliser et importer de l’argile d’Espagne et on a des certificats qui garantissent que c’est écologique.

Les gens nous demandent souvent s’ils peuvent mettre les objets en argile, dans le lave-vaisselle. C’est en effet possible, car nos émaux sont sans plombs. C’est un matériau qui permet d’arrêter d’utiliser tout ce qui est plastique. Les assiettes ou ustensiles en argiles sont lavables et surtout réutilisables.

Vous avez également évolué au niveau de vos emballages ?

Oui au niveau des emballages, avant nous utilisions du papier bulle, car ça protège bien. Maintenant, nous récupérons du tissu et nous réalisons des sacs. Ce sont des sacs à base de récupération et cela protège tout aussi bien l’objet. De plus, la personne peut ensuite réutiliser le sac. C’est important pour nous de sensibiliser les gens à cet aspect-là.

La confection des sacs, représente un peu de travail, mais nous faisons des économies puisque nous n’achetons pas de papiers cadeaux, ce qui contribue à diminuer un peu nos prix. Les clients sont donc très satisfaits.

Nous remettons aussi un petit feuillet avec chaque œuvre pour présenter l’artiste, ce que l’oeuvre représente, l’époque, l’année, les symboliques amérindiennes.

Propos recueillis par Kaylan Fagour

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